2e année de visa
Comment les 88 jours de travail régional comptent vraiment
Mis à jour le 2026-06-16
Tu veux une deuxième année sur ton Working Holiday visa. Il te faut donc « 88 jours de specified work » en zone régionale éligible pendant ton 1er visa (179 jours pendant le 2e, pour une 3e année). Une chose piège presque tout le monde : comment un « jour » se compte. Fais une erreur et l'Immigration te refuse, même si tu as fait le travail. Voici exactement comment ça marche.
1. Le travail qui compte
- Culture végétale et élevage (ferme, récolte, parfois conditionnement).
- Pêche et perliculture ; sylviculture et abattage d'arbres.
- Mines et construction (417 uniquement ; le 462 a des restrictions).
- Reconstruction post-incendie, inondation et cyclone.
- Tourisme et hospitality, seulement dans le Nord de l'Australie.
Ce qui ne compte PAS : l'hospitality classique hors Nord de l'Australie, le retail, l'administratif, la vente, et la livraison Uber Eats (même en zone régionale).
2. La règle qui fait rater le plus de dossiers : casual vs full-time
Full-time ou part-time : chaque jour calendaire de ta période d'emploi compte, week-ends non travaillés inclus. Un contrat full-time continu de 3 mois fait environ 90 jours calendaires, donc c'est bon. Casual : seuls les jours où tu as réellement pointé comptent. Les week-ends, jours fériés non travaillés et jours off non payés ne comptent PAS. Bosse 5 jours/semaine en casual et tu cumules 5 jours/semaine. Soit environ 18 semaines pour atteindre 88, pas 12.
Payé à la tâche (au bin, au kilo) ? Tu es presque sûrement casual. Test supplémentaire : chaque jour doit être une « journée standard » pour ton industrie. Finis ton bin en trois heures et pars, et l'Immigration peut ne pas l'accepter comme jour plein, parce que trois heures ce n'est pas un shift de récolte standard. Deux shifts dans le même jour calendaire = un seul jour ; un shift de nuit compte le jour où il a commencé.
3. Le piège du code postal
C'est le code postal où tu travailles physiquement qui compte, pas le siège de l'entreprise. Tu bosses pour une boîte de construction basée à Melbourne mais sur des chantiers à Ballarat ? C'est Ballarat (éligible) qui compte. Assure-toi que ta fiche ou ta lettre nomme le vrai lieu de travail. La liste des codes postaux éligibles varie selon la sous-classe et change avec le temps. Vérifie que ton code postal était éligible aux dates travaillées, pour ta sous-classe, pas seulement aujourd'hui.
4. Compter sans se planter (méthode casual)
- Marque chaque jour réellement travaillé sur un calendrier. Pas les jours où tu étais rosté puis renvoyé chez toi.
- Retire les jours non qualifiants (shifts très en-dessous du standard de l'industrie, jours payés mais non travaillés).
- Ne compte pas les week-ends sauf si tu les as réellement travaillés.
- Vise 95, pas 88. Une marge de 5 à 10 jours est ton assurance contre un jour disqualifié.
- Garde chaque fiche de paie ; chacune montre les jours/heures de la période.
5. Preuves pour ton renouvellement
- Fiches de paie pour chaque job (employeur, dates, heures, paie).
- Ton contrat de travail ou lettre (et ton TYPE d'emploi par écrit).
- Relevés bancaires montrant l'arrivée des salaires.
- Le formulaire 1263, l'attestation employeur (un par employeur, voir son guide dédié).
- Bonus : preuve de résidence régionale, un relevé de super, des photos datées.
FAQ
- L'hospitality compte-t-elle pour les 88 jours ?
- Seulement dans le Nord de l'Australie. Un job de bar ou café à Melbourne ou Sydney, par exemple, ne compte pas pour le 2e visa.
- Puis-je répartir les 88 jours sur plusieurs fermes ?
- Oui. Plusieurs jobs éligibles se cumulent. Garde des fiches datées propres pour chacun pour que le total soit prouvable.
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